Playoffs NBA

Le 5 majeur des demi-finales à l’Est : les Cavaliers Celtes

Playoffs 5 majeur

East side, baby.

Source Image : TrashTalk

S’en est fini des demi-finales de Conférence, et on connait les quatre équipes qui se disputeront une place pour les prestigieuses Finales NBA : Cleveland, finaliste l’année dernière, Boston, que personne n’attendait, Houston, la meilleure équipe de la saison régulière et Golden State, la superteam tenante du titre. L’occasion pour nous de vous présenter le 5 majeur All-Semi-Finals Team de l’Est et de l’Ouest, pour bien rappeler qui a su gérer, qui a confirmé son bon premier tour et nous a marqué. 

Toutes les conditions sont réunies pour que les Finales de Conférence soient serrées et disputées jusqu’au bout. On a effectivement du mal à voir qui pourrait prendre l’ascendant sur son adversaire, et on a envie de rêver à deux Games Seven pour passer un bon mois de Mai bien gras. Ça, l’avenir nous le dira. Ce qui est sur en revanche, c’est qu’à chaque fin de tour cette année, il y aura un 5 majeur maison, qui mettra en scène les mecs qui ont été déterminant dans la victoire de leur team. Ici, on s’intéresse à la Conférence Est. Les critères sont toujours les mêmes que pour le 5 majeur du premier tour : performances personnelles, résultats de l’équipe, impact du joueur sur sa team… On ne va donc pas vous le cacher : difficile de placer un joueur qui s’est fait sortir ici (pas trop de Raptors dans ce top, vous l’aurez compris…), tant les équipes gagnantes ont fait le boulot sérieusement, et n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Trois 4-1 et un 4-0, ça ne laisse pas beaucoup de place pour d’autres gars que les winners. Mais on pourrait retrouver les losers dans notre nouvelle rubrique « coup de cœur », qui citera le joueur qui aura su batailler pour sa team jusqu’au bout malgré la lose, et qui remplacera celle du sixième homme. Assez de bla bla : passons à l’action.

MENEUR : TERRY ROZIER, BOSTON CELTICS

Statistiques : 19 points à 43% au shoot,  7,2 assists, 4,4 rebonds et 1,2 steals en 5 matchs contre les Philadelphia Sixers.

On aurait pu tenter de mettre Kyle Lowry, mais ca serait trop respecter le sweep insultant qu’il s’est pris sur la gueule, malgré sa combativité. Déjà présent dans le 5 majeur du premier tour, Terry fait partie des joueurs qui ont confirmé, et qui ont même fait mieux : le man a réussi à augmenter ses stats par rapport à la série face aux Bucks en jouant 40 minutes par match, tout en allant graber le win en 5 matchs face à des Sixers que tout le monde voyait gagner. Ben Simmons dans la poche droite, les clés de la voiture verte dans la gauche, le Rosier a tout simplement fait ce qu’il avait fait jusque là : du gros shoot, des interceptions, de la distribution, et faire passer aux oubliettes les problèmes de blessures des C’s, du haut de ses 23 ans. Respect for ever.

ARRIERE : JAYSON TATUM, BOSTON CELTICS

Statistiques : 23,6 points à 53% au shoot, 3,4 rebonds et 3,2 assists en 5 matchs contre les Philadelphia Sixers. 

On a pensé à Demar Derozan mais… Arrêtons de déconner 5 minutes. Ce qu’on vient de voir de la part de Tatum est absolument énorme. Nous devons d’abord rappeler que le mec a 19 ans. Quand au même âge on se demandait si Tatiana du cours de bio voudrait bien qu’on l’emmène prendre un Sex on the Beach, lui croule sous les demandes de femmes choquées de ce qu’il vient d’accomplir contre les Sixers. Il a complètement outplay Ben Simmons dans leur matchup de rookies, et a rappelé à tout le monde que les distinctions individuelles ne sont rien face à des couilles posées sur une table, des lancers clutch, une attitude mature en toutes circonstances ou des cut backdoor pour rentrer le layup qui fait gagner la série à son équipe. Sans aucun doute le MVP symbolique des demi-finales. Surprenant, mais indiscutable.

AILIER : LEBRON JAMES, CLEVELAND CAVALIERS 

Statistiques : 34 points à 55% au shoot, 8,3 rebonds, 11,3 assists et 1,8 steals en 4 matchs contre les Toronto Raptors. 

Vous connaissiez un mec qui, en même temps de jouer dans une franchise NBA, est le propriétaire d’une équipe concurrente ? Le premier dans l’histoire est le King en personne. Ça fait 3 ans de suite qu’il trouve les dinos sur sa route vers les Finales, et vous savez ce qu’il en fait à chaque fois ? Des sacs à main, made in Ohio. Un triple double dans le Game 1 dont un tir pour emmener ses Cavs en prolongation, un festival de fadeaway sur la tête de toute l’équipe de Toronto pour finir à 43 points dans le deuxième, un game-winner au buzzer avec la planche pour prendre un avantage de 3-0, et une dernière virée tranquille à 29 points pour clore les débats. Injouable, il n’y a pas d’autre mot. Il y a de quoi donner des cauchemars à Demar Derozan, qu’on voyait step up et enfin éliminer le roi plus tôt qu’en Finales NBA. Ça ne sera pas le cas cette année, sorry haters.

AILIER FORT : KEVIN LOVE, CLEVELAND CAVALIERS 

Statistiques : 20,5 points à 47% au shoot et 35% à 3 points, 11,5 rebonds, 1 steal et 1 block en 4 matchs contre les Toronto Raptors.

La belle histoire de ces demi-finales à l’Est. On le critiquait sans arrêt, on disait qu’il ne remplirait jamais son rôle de lieutenant du général James, que ce dernier était trop seul contre les Pacers… L’Amour a donc décidé de revenir au meilleur des moments, pour permettre de sweeper les Raptors sans ménagement et de fermer quelques gueules au passage. Kev’ a activé le mode Playoffs, et n’a fait qu’une bouchée de Serge Ibaka qui s’est vu scotché sur le banc par Dwane Casey. Ayant enfin assimilé son rôle de pivot dans le small ball de Coach Tyronn Lue (oui, c’est possible de dire tout cela en même temps…) il a amené Casey à sans cesse changer son lineup intérieur, sans jamais trouver la réponse aux flèches que Cupidon décochait. Quand il est mauvais, on ne se gêne pas pour le dire, alors quand il est bon, autant en profiter. 

PIVOT : AL HORFORD, BOSTON CELTICS

Statistiques : 15,4 points à 56% au shoot, 8,6 rebonds, 1,8 steals et 1,2 blocks en 5 matchs contre les Philadelphia Sixers. 

Il a été difficile de trancher avec son adversaire direct, Joel Embiid, qui malgré la défaite des siens a planté des stats vraiment sérieuses à 23 points et 14 rebonds de moyenne. Mais comment ne pas nommer le papa des C’s au poste de pivot de ce 5 majeur ? Sans lui, tout les tours de magies mis en place par Brad Stevens ne seraient que de vulgaires pétards mouillés. Appliqué, sérieux, il rempli à merveille son rôle paternel au sein d’une équipe aussi jeune qu’une classe verte. En témoigne son panier de la gagne en prolongation du Game 3, clutchissime. Quand il faut défendre, Al y met toute son âme, même si le mec en face est un des meilleurs pivots de la Ligue. Quand il faut prendre les choses en main et montrer la voie aux jeunes louveteaux celtes, vous savez qui appeler. Une distinction méritée, et arrachée avec les tripes comme à son habitude. 

COACH : BRAD STEVENS, BOSTON CELTICS

Statistiques : 4 victoires à 1 face aux Philadelphia Sixers, dont 2 systèmes de la gagne. 

Des superlatifs, il n’y en a pas assez pour décrire ce que Brad vient de faire. Mener une équipe aussi jeune et aussi inexpérimentée en Playoffs en Finales de Conférence et en défiant tous les pronostics, ça ne relève plus de l’exploit, mais de la magie. Impossible que ce mec soit passé par le cursus habituel en matière de coaching, il a plutôt du faire ses gammes à Gryffondor, vu comme il use des Patronus pour faire gagner les C’s. Un système de la gagne au Game 3 pour Al Horford, un autre pour Jayson Tatum au Game 5 pour mettre un terme à la série… On a rarement vu des systèmes de sortie de temps-mort être si bien exécutés. Et si ils le sont, c’est car le gourrou des Celtics a su gagner la confiance de son roster, dire à ses joueurs « suivez moi, je vais vous montrer comment faire ». Si Phil Jackson est le Zen Master, Brad Stevens est sans aucun doute le System Master. Respect éternel.

NOTRE COUP DE CŒUR : T.J MCCONNELL, PHILADELPHIA SIXERS 

Statistiques : 8 points, 3,4 rebonds, 3,6 assists, et une immense détermination. 

T.J fait partie de ces joueurs ultra-actifs sur un terrain, qui ne lâche rien tant que le buzzer finale n’a pas retenti, et qui tentera toujours de faire revenir ses potes dans le match. Avec sa gueule d’ange, il a réussi à marquer nos esprits par son envie à toute épreuve, qui fait plaisir à voir dans une série où l’écart s’est fait en 3 matchs. Promu titulaire au 4ème Game à la place d’un Robert Covington dépassé, il a planté 19 points en étant d’une justesse folle à la mène et a grandement contribué à ranimer la flamme du collectif des Sixers. Peut-être que si Brett Brown l’avait lancé plus tôt, la série entre les deux rivaux de l’Est serait toujours en cours, qui sait ? Des what if on peut en faire, mais ce qui est sur, c’est que T.J restera dans nos cœurs, même si il n’est plus en Playoffs.

Honneur aux gagnants donc, tant ils ont été dominants. On aura un plaisir fou à retrouver les Celtics et les Cavs se rendre coup pour coup dès ce dimanche, en espérant que la série soit plus disputée que celles qui viennent de s’achever. 

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