Celtics

Terry Rozier a fini Eric Bledsoe en beauté : 26 points, 9 passes et 1 nom à respecter pour toujours

rozier bledsoe
Source image : Twitter / @rondopierce

La matchup était suivie par tout le monde depuis le Game 1, elle a été ponctuée à merveille par le meneur des Celtics. Terry Rozier a envoyé Eric Bledsoe en vacances et avec la manière, maintenant ce dernier retiendra le nom du sniper de Boston.

Quand on le cherche, on le trouve. Voilà comment pourrait-on résumer, in fine, ce petit duel fort sympathique entre les deux guards sur ce premier tour des Playoffs. Au tout début de leur confrontation, le piment avait été envoyé en quantité par Bledsoe puisque le pitbull des Bucks avait tout simplement affirmé qu’il n’avait aucune idée qui était Terry Rozier. Le genre d’affirmation qui peut faire chauffer du monde, notamment à Boston où les fans ont réservé un accueil quatre étoiles à Eric. Punchline répandue sur toute la planète basket, la sortie médiatique de Bledsoe était devenue centrale dans l’opposition entre Celtics et Bucks, à tel point que les contre-performances de ce dernier ne faisaient que l’enfoncer. Du coup, pour ce Game 7, on s’attendait à ce que Rico réponde présent. Et c’est justement ce qui se passait, le bonhomme agressant la défense de Boston en espérant donner un coup de boost aux siens. Douché par les « Who is Bledsoe » venant des fans du TD Garden, Eric était dans son match et semblait remporter sa matchup avec Rozier en première période. Sauf que l’ami Terry gardera gentiment ses munitions pour la deuxième mi-temps, offrant son meilleur show lorsque l’armée verte devait terminer le travail avec un feu d’artifice. Horford bien nourri, Tatum également, Morris qui plus est, sans Jaylen Brown le dynamique TRIII n’avait d’autre choix que d’artiller.

Et c’est ce qu’il fit, sans se créer de soucis. Défense totalement abandonnée de la part des Bucks, espaces incroyables, il suffisait d’un poil de culot et de confiance pour que le spectacle devienne renversant. Exactement ce que Rozier avait en stock, se gardant le plaisir ultime d’afficher Bledsoe devant son public de Boston en plein Game 7. Et une danse avec step back pour un tir à trois-points. Et un reverse en ligne de fond en s’appliquant bien sur la finition. Et une dernière bombinette qui achève les espoirs de Milwaukee. Sans faire d’erreurs majeures, en respectant parfaitement le plan de jeu de son coach et en y ajoutant les formes, Terry touchait les étoiles. Et au-delà de cette petite embrouille locale avec Eric, c’est surtout la paire de balls posée dans un match aussi important qui avait de quoi donner confiance au joueur comme à son staff. Être meneur titulaire d’une équipe qui joue un G7 à domicile, ce n’est pas un match du dimanche entre potes avec une canette offerte pour le vainqueur. On parle de vrais enjeux, donc de vraie pression, donc de vrais bonhommes. Terry Rozier n’a pas tremblé et a tout simplement réalisé le meilleur match de sa série (de sa carrière ?) quand cela lui était clairement demandé. Victoire en poche, sourire reconnaissable parmi des dizaines, le meneur de Boston croisait Bledsoe au milieu du terrain et les deux se serraient dans les bras. En voilà une, de battle qu’elle était chouette. Maintenant, au moins, on peut être sûrs qu’Eric retiendra le nom de Terry Rozier.

26 points, 6 rebonds, 9 passes, 10/16 au tir, 5/8 à trois-points, le public de Boston ambiancé et le Game 7 remporté : Terry Rozier aurait pu simplement indiquer son nom à Eric Bledsoe, mais il a préféré laisser son match parler pour lui. Ils seront un paquet, désormais, à se souvenir de son blase à Milwaukee.

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