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Draymond Green encense LeBron James : on voit que c’est encore les vacances

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« Je t’aime moi non plus, tu es le meilleur joueur du monde » interprété par Draymond Green pour LeBron James.

Source image : Youtube

Le passif entre LeBron James et Draymond Green est pour le moins chargé. Adversaires depuis maintenant quatre saisons successives en Finales NBA, il y a beaucoup de respect entre ces deux énormes compétiteurs, même si on les a déjà vu se chamailler à de nombreuses reprises sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Invité à la première émission d’HBO produite pas le King, « The Shop », et amadoué par un petit verre de vin, le bulldog des Warriors a expliqué que son hôte était selon lui le meilleur joueur du monde. Une belle et sincère déclaration en mode « je t’aime moi non plus ».

Ils sont vraiment incorrigibles ces deux là. Ils adorent se trashtalker, se bousculer, se rendre dunk pour block lors de leurs intenses affrontements sur le terrain, chacun galvanisant l’autre à coup de provocations physiques ou verbales. Une relation ambiguë où s’entremêle admiration et respect pour l’autre avec la volonté féroce de vaincre, justifiant certains débordements. Mais bon la saison n’a pas repris, c’est donc l’occasion d’une accalmie, et au détour d’une conversation, Draymond Green en a profité pour livrer son sentiment sur l’évolution personnelle de James, notamment par rapport à Michael Jordan, et sur le fait qu’il soit le meilleur joueur du monde.

« Je pense que tu devrais le dire. Je pense que tu devrais y croire. Tu devrais clairement le faire savoir à tout le monde. Je pense que Bron est devenu LeBron James depuis quatre ans. Et ça n’a rien à voir avec le fait de gagner ou les stats. Il s’est découvert lui-même. Les gens ont commencé à le voir différemment, à partir du moment où il est devenu cette force, cet homme qui dit : ‘Je suis là’. J’ai le sentiment que pendant des années, il avait peur de s’imposer. Et quand il a commencé à dire : ‘Je vous emmerde tous, je suis là’, c’est là qu’il est devenu ce qu’il est, et personne n’aurait pu le dire tant qu’il ne l’avait pas dit lui-même. »

L’alcool le rend bien élogieux le père Draymond. Pour lui pas de doute, LeBron est bien le meilleur joueur (coucou KD), il était juste trop discret là-dessus, bien qu’il se soit imposé comme tel. Pour Green, il y a donc eu une prise de conscience de la part de James, qui a eu lieu il y a quatre ans. Nous sommes alors en 2014, et James va alors faire le choix du cœur en décidant de retourner dans sa franchise d’origine, à Cleveland, chez lui. Il fait une croix sur la haine déversée contre lui après The Decision et ramène l’espoir aux Cavaliers. Pour Green, c’est à ce moment là que LeBron s’est affirmé, en dehors des stats ou des titres, il a fait un choix fort et assumé, et est devenu plus qu’une simple superstar mais véritablement une légende. C’est effectivement le sentiment que beaucoup ont ressenti, notamment lors du titre extraordinaire de 2016, remporté après avoir été mené 3-1, du jamais vu dans l’histoire des Finales, James finissant la série en quasi triple-double de moyenne assorti d’un contre légendaire au Game 7. Ce titre a aussi relancé le débat entre lui et MJ pour le GOAT, auparavant totalement dominé par His Airness. Car pour Draymond, la prise de conscience qu’a eu James, Jordan l’a toujours eu en lui, ce qu’il dit en termes imagés.

« Mike emmerdait tout le monde car il était comme ça : ‘Je suis Mike, je joue avec ma boucle d’oreille. Allez vous faire foutre, je suis là.' »

Sacré poète Dray, tu régales. On doit cependant reconnaître qu’il ne dit pas que des choses stupides, il en a vraiment dans sa caboche de gueulard. La différence de perception entre LeBron et MJ est aussi due à leur nature, leur personnalité, Jordan c’est le winner ultime, alors que James est plus effacé, mène son leadership différemment, s’exprime beaucoup sur des questions sociales, au détriment de cette image de gagnant, déjà bien abîmée par ses défaites en Finales. Il n’en reste pas moins qu’on a affaire à deux légendes de notre sport, chacun l’ayant marqué différemment.

Il est toujours intéressant d’entendre l’avis d’un adversaire sur celui qu’il affronte. En l’occurrence, quand Draymond Green s’exprime sur LeBron James en mode détente et verre de vin, il nous livre une belle analyse, pleine de respect et de sa franchise si caractéristique pour son trashtalkeur préféré. « The Shop » ça vaut le détour, tout le monde parle ouvertement, on vous recommande !

Source texte : HBO

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