Rockets

Adam Silver met un stop clair et net à la réclamation des Rockets : « Houston avait suffisamment de temps pour surmonter cette erreur »

Réclamer pour un dunk refusé alors que tu laisses filer une avance de 16 points en huit minutes, faut pas pousser.

Source image : YouTube

Depuis la rencontre de la semaine dernière entre les Spurs et les Rockets, marquée par ce dunk injustement refusé à James Harden, on attendait la décision de la Grande Ligue suite à la réclamation de la franchise de Houston. Adam Silver a tranché lundi.

C’est non ! Le boss de la NBA n’a pas voulu donner suite à cette histoire, et a ainsi mis un stop à la réclamation des Rockets d’après ESPN. Si l’erreur d’arbitrage est double, avec le dunk non comptabilisé de James Harden dans un premier temps puis le refus du coach’s challenge à Mike D’Antoni, Silver a estimé qu’elle n’a pas eu un impact direct sur le résultat final de la rencontre, à savoir une victoire des Spurs après deux prolongations. Pour le grand Adam, « Houston avait suffisamment de temps pour surmonter cette erreur » et quand on voit le scénario du match, c’est compréhensible. Il restait un peu moins de huit minutes dans le temps réglementaire, et on rappelle juste que les Rockets étaient en tête sur le score de 102-89 à ce moment-là. Ils avaient même pris 16 points d’avance quelques instants après cet épisode grâce à un trois points du Barbu. Donc bon, faut pas pousser hein.

À travers cette décision, on remarque que la NBA prend clairement en compte le contexte dans lequel cette erreur a été commise. Si la bourde des arbitres avait eu lieu dans les derniers instants d’un match serré, on imagine que la Ligue aurait fait rejouer la fin de rencontre, comme cela avait été le cas il y a une dizaine d’années pour une opposition entre les Hawks et le Heat. Pour rappel, Shaquille O’Neal avait été expulsé injustement à 50 secondes de la fin alors qu’il n’y avait que trois points d’écart entre les deux équipes. C’était David Stern qui était à la tête de la NBA à l’époque mais on peut comprendre la différence dans les deux décisions de la Ligue. Et on imagine que cette dernière ne voulait pas prendre le risque d’ouvrir la porte à d’autres réclamations dans le futur en cas de grosse erreur d’arbitrage lors d’une rencontre. Rejouer une fin de match, c’est une décision qui doit rester exceptionnelle pour des situations vraiment particulières où l’impact sur le résultat est indéniable. Ce n’était pas le cas ici.

Cependant, la NBA n’est pas restée les bras croisés puisqu’elle a décidé de sanctionner le trio arbitral de la rencontre entre les Spurs et les Rockets. La nature de la sanction n’a pas été dévoilée mais selon la Ligue, cette sanction est liée à la mauvaise application de la règle concernant le coach’s challenge. En effet, Mike D’Antoni n’a pas pu demander la vidéo sur cette fameuse action car d’après les arbitres, il a dépassé la limite des 30 secondes pour faire une demande. Or, si l’on en croit le communiqué officiel de la NBA sur le sujet, cette limite de temps n’est valable que lors d’un temps mort « obligatoire » (television timeout) ou un temps mort de l’équipe adverse. Dans notre cas, c’est bien Houston qui a demandé un timeout pour pouvoir revoir l’action à la vidéo. MDA aurait donc dû avoir droit au replay, ce qui aurait permis aux Rockets de bénéficier des deux points sur le dunk injustement refusé à James Harden.

La NBA a également annoncé à travers son communiqué sa volonté de mettre en place des procédures supplémentaires avec le Comité de Compétition pour éviter que ce genre de scénario ne se reproduise. En tout cas, cet épisode ne va pas améliorer la cote du challenge vidéo, nouveau dispositif instauré cette année et contesté par beaucoup de coaches

Source texte : ESPN / NBA.com

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top